Le parti des princes, faction dominante de la cour de France. Dynastie, parentèle et réseaux sous l’Ancien Régime (années 1630-1780)

Cet article offre un cadre interprétatif au développement des réseaux curiaux dans la France des Bourbons. En redonnant toute leur place aux liens tissés par les princes du sang, il met en valeur la résilience d’une faction qui pesa lourdement sur la politique d’Ancien Régime, nommée ici le « parti...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
מחבר ראשי: Tricoire, Damien
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2026
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Cet article offre un cadre interprétatif au développement des réseaux curiaux dans la France des Bourbons. En redonnant toute leur place aux liens tissés par les princes du sang, il met en valeur la résilience d’une faction qui pesa lourdement sur la politique d’Ancien Régime, nommée ici le « parti des princes ». Cette faction fut créée à l’origine par l’alliance entre les Condé et le cardinal de Richelieu dans les années 1630. Avec l’échec de la Fronde et le rôle modeste joué par les Richelieu dans les années 1650, on pourrait croire ce parti disparu à jamais. Pourtant, il fit preuve de résilience sur le long terme : l’alliance entre les Condé-Conti et les Richelieu se reconstitua et ils parvinrent à rallier plusieurs maisons de la noblesse curiale et ministérielle à la fin du xviie siècle. Alors que ce parti était concurrent de la maison d’Orléans sous Louis XIV et sous la Régence, il s’unit ensuite avec les premiers princes du sang dans les années 1730, ce qui lui permit d’étendre son influence. Des années 1740 aux années 1770, la personnalité la plus marquante de ce parti était Louis-François de Bourbon, prince de Conti (1717-1776). C’est de cette faction qu’hérita, dans la seconde moitié du xviiie siècle, le duc d’Orléans, neveu du prince de Conti, qui joua un grand rôle dans les commencements de la Révolution française. Par l’histoire de ce parti s’esquisse une autre histoire de la politique française : le champ politique était largement structuré par des réseaux de parentèle jouant sur le temps long, et s’articulait autour de la dynastie.