La couleur oubliée des cités historiques portugaises et le cas du palais de Queluz

On voit ce que l’on apprend à voir. Trop longtemps, on a cru que la couleur des cités historiques portugaises était répartie entre un Nord de culture atlantique (où l’authenticité des matériaux naturels prédomine) et un Sud méditerranéen favorisant la sensualité blanche (mortier et chaux) ; les azul...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autor principal: Aguiar, José
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2008
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:On voit ce que l’on apprend à voir. Trop longtemps, on a cru que la couleur des cités historiques portugaises était répartie entre un Nord de culture atlantique (où l’authenticité des matériaux naturels prédomine) et un Sud méditerranéen favorisant la sensualité blanche (mortier et chaux) ; les azulejos sont, eux, comme une rêverie du xixe siècle. Longtemps, on a résolu la difficulté de la présentation architecturale des monuments anciens au public en s’appuyant sur ce modèle simpliste. Aujourd’hui, la vérité apparaît différente. Partout, on découvre par strates des vestiges d’éléments décoratifs : sgraffites, trompe-l’œil, stucs, etc., et de la couleur. Le palais de Queluz – inspiré de Versailles comme nombre de palais d’Europe au xviiie siècle – est un exemple typique de cette incapacité de « regarder » les monuments. La découverte récente de vestiges d’un bleu « ciel » (bleu de smalt) remet en question l’idée communément admise que ses façades avaient toujours été roses ou ocre jaune.