Les trois frères désunis. Le comte de Provence et l’éclatement politique de la maison de France (1787-1789)
Jusqu’au début du mois d’avril 1789, Louis-Stanislas-Xavier de France (1755-1824), alors comte de Provence, fut, au sein de la Cour, un des principaux partisans des intérêts du tiers état. En cela, il épousait les positions de Necker auquel il avait fait bon accueil après son rappel à la fin de l’ét...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2026
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Jusqu’au début du mois d’avril 1789, Louis-Stanislas-Xavier de France (1755-1824), alors comte de Provence, fut, au sein de la Cour, un des principaux partisans des intérêts du tiers état. En cela, il épousait les positions de Necker auquel il avait fait bon accueil après son rappel à la fin de l’été 1788. Si le rôle joué par Provence et Cromot dans la chute de Necker en 1781 est connu, on prête moins d’attention au changement d’attitude de Monsieur à l’égard du Genevois, sept ans plus tard. Celui-ci est noté par les biographes de Louis XVIII mais jamais analysé ni contextualisé. Lors de la seconde assemblée des notables (novembre-décembre 1788), le comte de Provence se prononça ouvertement en faveur du doublement de la représentation du tiers état aux États généraux alors que l’écrasante majorité des princes et des notables s’y opposèrent. Au début du xixe siècle, Louis XVIII fit évidemment tout pour faire oublier le rôle qu’il joua dans le débat sur la forme des États généraux en 1788. Il importe peu de savoir si le frère de Louis XVI regretta sincèrement une des « plus grandes fautes » de sa vie. Le cas de Monsieur offre surtout l’occasion de présenter sous un jour nouveau un des facteurs de la Révolution française – souvent marginalisé par l’historiographie par rapport aux autres déterminants énumérés par Goldstone –, à savoir la division des élites politiques et, en l’occurrence, la division de la dynastie régnante elle-même. |
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