La reine est morte, vive Marie-Thérèse Charlotte de Bourbon ? Repenser la reine en France (1795-1825)

Le règne de Louis XV se caractérise par une présence accrue de princesses royales à la cour de France. Leur statut de filles de France leur donne une place à part dans le cérémonial monarchique et tend à faire d’elles, de par leur filiation avec le roi leur père, des figures particulières. Bien que...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Glavni avtor: Mensch, Matthieu
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2026
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:Le règne de Louis XV se caractérise par une présence accrue de princesses royales à la cour de France. Leur statut de filles de France leur donne une place à part dans le cérémonial monarchique et tend à faire d’elles, de par leur filiation avec le roi leur père, des figures particulières. Bien que femmes, elles prennent le pas sur l’ensemble des princes du sang. La fille de Louis XVI bénéficie de cette même reconnaissance. Même si elle n’est pas dynaste, les événements révolutionnaires amènent à repenser la place des princesses au sein de la monarchie française. Des théories émergent et placent la naissance, la filiation directe avec le roi, devant le genre. La mort de Louis XVI puis de Louis XVII questionne encore un peu plus cette idée de légitimité. Louis XVIII, qui restaure la monarchie en 1814, utilise sa nièce Marie-Thérèse Charlotte de France, non pas pour la placer sur le trône, mais pour le renforcer. Son statut de fille de France et de fille de Louis XVI lui confère la légitimité du sang et du malheur, et lui permet d’occuper une place unique au sein de la monarchie restaurée, celle d’une presque reine.