L’orchestre dans les spectacles de Saint-Germain-en-Laye (1666-1682) : aspects de l’univers sonore de l’opéra de cour sous le règne de Louis XIV
Entre 1666 et 1682, alors que le château de Saint-Germain-en-Laye est la résidence principale de la cour de Louis XIV, s’y développent des pratiques musicales singulières au sein des spectacles royaux – ballets, divertissements et tragédies en musique –, dont les livrets imprimés conservent des indi...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Entre 1666 et 1682, alors que le château de Saint-Germain-en-Laye est la résidence principale de la cour de Louis XIV, s’y développent des pratiques musicales singulières au sein des spectacles royaux – ballets, divertissements et tragédies en musique –, dont les livrets imprimés conservent des indices précieux. Ces sources, à la croisée de la tradition du ballet de cour et de l’opéra naissant, révèlent des dispositifs instrumentaux spécifiques, structurés autour des différentes « bandes » de la Musique du roi, et sensiblement distincts de ceux en usage à l’Académie royale de musique. Cette étude s’appuie principalement sur les livrets des spectacles donnés à Saint-Germain – complétés par les registres de la Maison du roi, les éditions de l’État de la France, et des sources musicales – pour interroger l’architecture sonore propre au théâtre curial. Les informations concernant les effectifs vocaux et instrumentaux, leur hiérarchie, leurs fonctions et leur disposition spatiale, laissent entrevoir un imaginaire orchestral complexe, mêlant tradition, innovation et adaptation aux contraintes visuelles et acoustiques des espaces de représentation. En examinant les modalités d’organisation de ces dispositifs – tant sur le plan musical qu’en matière de spatialisation dans la salle et sur scène –, cette enquête vise à mieux comprendre la fabrique d’un univers sonore éphémère mais structurant. Elle met en lumière la diversité des « points de musique », les interactions entre les différentes bandes instrumentales et les effets produits par ces configurations sur l’esthétique des spectacles. Elle propose ainsi une relecture des sources musicales et spectaculaires à la lumière des logiques curiales, tout en offrant une nouvelle compréhension des enjeux sonores dans la genèse de l’opéra français. |
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