Croisements chorégraphiques : opéras à la ville et à la cour au milieu du xviiie siècle
Lorsque l’Académie royale de musique sortait de Paris pour monter des opéras à la cour, elle faisait appel à son propre personnel, à l’exception du chorégraphe qui, lui, était directement employé par le roi. Cette particularité doit être interrogée : cet article vise à identifier, pour la période al...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Lorsque l’Académie royale de musique sortait de Paris pour monter des opéras à la cour, elle faisait appel à son propre personnel, à l’exception du chorégraphe qui, lui, était directement employé par le roi. Cette particularité doit être interrogée : cet article vise à identifier, pour la période allant de 1748 à 1766, le travail effectué par les maîtres de ballet pour des opéras en fonction du lieu où ils étaient employés – à Paris (Jean-Barthélemy Lany) ou à la cour (Antoine Bandieri de Laval). Quelles différences artistiques ces changements de maître de ballet et de lieu auraient-ils pu engendrer ? Deux ouvrages de Rameau servent de cas d’étude : Pygmalion (Paris, 1748 et Fontainebleau, 1754) et la deuxième version de Castor et Pollux (Fontainebleau, 1763 ; Paris, 1764 ; Paris, 1765). Étant donné qu’il n’existe aucune chorégraphie de l’Opéra pendant cette période, notre étude s’appuie principalement sur les livrets des différentes reprises, les partitions, les comptes rendus parus dans le Mercure de France, et d’autres écrits de l’époque. |
|---|