La protection du château de Versailles durant la Première Guerre mondiale

Si la signature du traité de paix dans la galerie des Glaces, le 28 juin 1919, fait de la Première Guerre mondiale un jalon dans l’histoire du château de Versailles, le conflit lui-même jouit d’une bien moindre importance dans l’historiographie versaillaise. Suivant une approche chronologique, cet a...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Auteur principal: Revello, Fiona
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Si la signature du traité de paix dans la galerie des Glaces, le 28 juin 1919, fait de la Première Guerre mondiale un jalon dans l’histoire du château de Versailles, le conflit lui-même jouit d’une bien moindre importance dans l’historiographie versaillaise. Suivant une approche chronologique, cet article vise à retracer les modalités de préservation du domaine et de ses collections au cours des quatre années de combat. Dépassant les frontières spatio-temporelles du château de Versailles et de la Grande Guerre, son raisonnement se fonde sur un double bilan comparatif. D’une part, il s’attache à replacer l’expérience versaillaise du premier conflit mondial dans le cadre de la politique de sauvegarde des musées et palais nationaux, celle du musée du Louvre et du palais de Fontainebleau en particulier. D’autre part, il s’emploie à remettre en perspective la période de la Première Guerre mondiale avec le précédent de la guerre franco-prussienne et à en examiner l’incidence sur le second conflit mondial. De cet état des lieux comparatif ressortent deux éléments principaux : la mise en œuvre hâtive des mesures de protection, en dépit de l’antécédent expérimenté quatre décennies auparavant et par opposition à l’anticipation caractérisant la Seconde Guerre mondiale ; l’infime proportion d’œuvres évacuées par le château de Versailles, contrastant avec l’expérience des autres musées et palais nationaux.