Gipiers et/ou maîtres sculpteurs ? Les auteurs des décors de gypserie à Marseille et à Aix au xviie siècle
L’importance et l’ancienneté de l’utilisation du plâtre dans le bâti provençal comme le goût pour les gypseries ont conduit dès la fin du Moyen Âge à la spécialisation du métier de « gipier », que l’on peut rapprocher de celui de stucateur en Italie. Cette profession, rattachée à la confrérie des ma...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’importance et l’ancienneté de l’utilisation du plâtre dans le bâti provençal comme le goût pour les gypseries ont conduit dès la fin du Moyen Âge à la spécialisation du métier de « gipier », que l’on peut rapprocher de celui de stucateur en Italie. Cette profession, rattachée à la confrérie des maçons, rassemble alors l’ensemble des artisans utilisant le plâtre, que ce soit pour la construction ou la décoration. Si les gipiers s’imposent au début du xviie siècle sur les chantiers décoratifs, ils seront bientôt concurrencés par des sculpteurs sur pierre ou sur bois. L’objet de cette étude est de questionner l’évolution du statut de ces décorateurs en Provence et les raisons qui les amenèrent à la fin du siècle à s’affranchir des corporations du bâti pour intégrer celle des peintres et sculpteurs. Signe de la reconnaissance de la supériorité du statut de sculpteur, perçu comme un créateur de forme, vis-à-vis du gipier, renvoyé à l’artisanat et à un savoir essentiellement technique, ce passage pourrait en outre témoigner d’une revalorisation de la perception des arts décoratifs. |
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