Le service des deux compagnies de mousquetaires au plus près du roi : un élément constitutif de la garde du dehors

Grâce à leur double service à pied et à cheval, les mousquetaires assuraient l’escorte du roi à cheval, au même titre que les gendarmes et les chevau-légers, et montaient la garde à pied devant la résidence du roi de la même manière que les régiments d’infanterie des gardes françaises et suisses. So...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
第一著者: Wilmart, Julien
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Grâce à leur double service à pied et à cheval, les mousquetaires assuraient l’escorte du roi à cheval, au même titre que les gendarmes et les chevau-légers, et montaient la garde à pied devant la résidence du roi de la même manière que les régiments d’infanterie des gardes françaises et suisses. Soit l’accompagnant dès lors qu’il quittait l’une de ses résidences, soit surveillant son logis, ils étaient donc chargés de la protection du roi, pas toujours au plus près de sa personne comme les gardes du corps, mais du moins à distance et quelquefois ils étaient les seuls à assurer sa sécurité. Les fonctions ordinaires et inhérentes à la tâche originelle des mousquetaires, la garde du roi, n’étaient assurées que par un détachement de chacune des deux compagnies (Mousquetaires gris et Mousquetaires noirs), dit « détachement du roi » ou « cornette ». À la différence des autres unités de la Maison militaire qui servaient par quartier (le guet) auprès du roi, les compagnies de mousquetaires assuraient un service toute l’année et, théoriquement, au complet. Le service par détachement fut instauré aux mousquetaires pour éviter un déséquilibre numérique avec leurs homologues et pour leur permettre de vaquer à leurs autres missions. Par l’éventail de celles-ci, ils étaient amenés à participer à la vie de la cour et se trouvaient bien souvent acteurs des cérémonies qui scandaient les grandes heures de la monarchie française.