« La mode française » : une histoire du stuc au château de Fontainebleau

Le château de Fontainebleau est la première résidence royale en France à adopter la mode des grands décors architecturaux, à sujets profanes associant à la fois sculpture et peinture. À cet égard, c’est à Fontainebleau qu’est introduit le stuc dans le décor. L’idée de l’emploi du stuc vient assuréme...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Hlavní autor: Beaufils, Oriane
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Le château de Fontainebleau est la première résidence royale en France à adopter la mode des grands décors architecturaux, à sujets profanes associant à la fois sculpture et peinture. À cet égard, c’est à Fontainebleau qu’est introduit le stuc dans le décor. L’idée de l’emploi du stuc vient assurément d’Italie. Rosso Fiorentino et Francesco Primaticcio, les deux principaux maîtres d’œuvre bellifontains de la Renaissance, ont tous deux fréquenté le stuc et les stucateurs dans le premier tiers du xvie siècle, à Florence, Rome et Mantoue. Le stuc bellifontain n’est néanmoins nullement la simple acclimatation d’une forme de décor en France. Sous l’impulsion de Rosso Fiorentino, les stucs adoptent immédiatement une dimension à la fois ornementale et statuaire dans la galerie François-Ier. Au fil du siècle, l’emploi du stuc dans le décor évolue : Primatice fait sienne la démarche de sculpteur dans les années 1540 (chambre de la duchesse d’Étampes), avant de rendre aux stucs leur dimension décorative dans les décors de la salle de Bal et de la galerie d’Ulysse, tendance perpétuée par les artistes de la seconde école de Fontainebleau. Leur composition témoigne également d’une démarche créative. Contrairement aux stucs romains, ils montrent une structure mêlant la brique à la chaux pour une plus grande solidité. Si la surface a été considérablement altérée par les apprêts et les restaurations successives, l’analyse des témoignages contemporains permet également de repenser le rôle de la dorure dans la conception initiale du décor.