« Resurgi des cendres et de la poussière ». Versailles à travers les écrits des voyageurs russes au xixe siècle

La présente recherche s’est fixé pour objectif d’analyser comment les récits des voyageurs russes qui ont visité Versailles entre 1813 et 1862 contribuent à faire découvrir à leurs compatriotes le patrimoine historique, artistique et paysager de la célèbre résidence royale. Parmi une dizaine de sour...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
المؤلف الرئيسي: Bulgakova, Ekaterina
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:La présente recherche s’est fixé pour objectif d’analyser comment les récits des voyageurs russes qui ont visité Versailles entre 1813 et 1862 contribuent à faire découvrir à leurs compatriotes le patrimoine historique, artistique et paysager de la célèbre résidence royale. Parmi une dizaine de sources étudiées figurent les textes rédigés par l’érudit et bibliophile Nikolaï Vsevolozhski, l’historien Mikhail Pogodine et l’écrivain Nikolaï Gretsch, qui ont vu Versailles soit durant les travaux destinés à transformer le château en musée de l’Histoire de France, soit peu après l’ouverture de ce dernier au public (1837-1839). Les réflexions sur la gloire d’antan de l’ensemble versaillais (« Grand Siècle » fantasmé par Vsevolozhski et la princesse Chakhovskaia) y côtoient les avis relatifs à son état post-révolutionnaire et post-napoléonien (Alexandre Mikhailovski-Danilevski en 1815, Andreï Glagolev en 1826). Par le biais de figures de rhétorique, ils ressuscitent dans leurs écrits les épisodes du passé du château et ses anciens habitants. Le discours polémique oscille entre critiques et éloges aussi bien du mythe pan-européen de la « parfaite cour versaillaise » que de l’ambitieux projet muséal conçu pour les besoins de l’éducation patriotique et d’une meilleure connaissance de l’histoire nationale. C’est ce que montrent, entre autres, le Journal du professeur de l’université de Saint-Pétersbourg Alexandre Nikitenko (1862) et les Essais publiés par le pédagogue et homme de lettres Alexandre Zabeline (1861).