Usages et techniques du stuc en France aux xvie et xviie siècles. Considérations, savoir-faire et secrets d’atelier

Développé dans les plus grands châteaux royaux français, le stuc est réputé pour sa blancheur, pour sa légèreté et pour le raffinement de ses formes. Cet article vise à étudier les savoir-faire et les recettes liés à sa confection, qui sont restés en marge de l’histoire de l’art en France. Les usage...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
מחבר ראשי: Munoz, Sarah
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Développé dans les plus grands châteaux royaux français, le stuc est réputé pour sa blancheur, pour sa légèreté et pour le raffinement de ses formes. Cet article vise à étudier les savoir-faire et les recettes liés à sa confection, qui sont restés en marge de l’histoire de l’art en France. Les usages et la composition du stuc sont rapportés par plusieurs auteurs du xvie au xviiie siècle, qui ont répété dans leurs livres imprimés que ce matériau était constitué de chaux ou de plâtre, et de poudre de marbre. La chaux et le plâtre formant la majeure partie de cette composition, certains auteurs se sont attachés à décrire les étapes de son élaboration, parmi lesquelles la cuisson jouait un rôle crucial. Des différences significatives s’observent entre les connaissances délivrées par les imprimés et celles contenues dans les manuscrits. Les premiers, pour la plupart dus à des théoriciens, décrivent les grandes phases de confection du stuc et ne donnent généralement pas d’explications liées aux gestes à effectuer et aux variations de la composition du stuc. Les manuscrits, en revanche, permettent souvent de se projeter dans le cadre de l’atelier et témoignent des savoir-faire nécessaires et de la diversité des ingrédients permettant de concevoir le stuc, laquelle dépend des expérimentations des auteurs et des ressources disponibles. Parmi cette multiplicité de composants, le constat le plus marquant est celui de l’absence de marbre, qui est remplacé par d’autres matériaux.