Un faux splendide. Le goût du stuc marbre dans les demeures françaises (1740-1790)
Au xviiie siècle, les beautés marmoréennes fascinent mais il est difficile d’en faire un large usage dans la décoration tant leur coût est exorbitant. Le stuc marbre offre alors une séduisante alternative, rencontrée dans quelques-uns des plus somptueux décors du temps (Palais-Royal, petit palais de...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Au xviiie siècle, les beautés marmoréennes fascinent mais il est difficile d’en faire un large usage dans la décoration tant leur coût est exorbitant. Le stuc marbre offre alors une séduisante alternative, rencontrée dans quelques-uns des plus somptueux décors du temps (Palais-Royal, petit palais de Bourbon, hôtel de Voyer, folie Sainte-James…). Très souvent disparu, ce revêtement mural a peu retenu l’attention des historiens du décor français, à l’exception de Svend Eriksen qui, avec la découverte du livre-journal de Louis Mansiaux dit Chevalier, documenta un des artisans de ce matériau factice. Grâce à de nouvelles sources, mémoires de travaux et états des lieux, on peut désormais s’en faire une idée plus juste en découvrant la riche polychromie mise en œuvre. Prime d’améthyste, sarrancolin, vert campan et jaune de Sienne, vert antique et brèche d’Alep… le stuc marbre bénéficie alors d’un engouement notable qui s’illustre principalement dans les salles à manger des élites. À travers cet article, nous rencontrerons quelques-uns des stucateurs actifs au cours de la seconde moitié du siècle (Chevalier, Jean-Antoine Clérici, Jean-François Hermand, Antoine Michel Régnier, Joseph Goutheinze) ; leurs collaborations avec les architectes transforment alors un substitut en une partie admirée dont les prix rivalisent avec les autres éléments du décor. Certains y gagnent même une reconnaissance nouvelle, célébrée dans les gazettes et les guides. |
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