Les décors de stucs du Grand Salon de Vaux-le-Vicomte. Description des techniques de mise en œuvre et du chantier de restauration

Le chantier de restauration du Grand Salon de Vaux-le-Vicomte a porté un éclairage nouveau sur l’histoire méconnue de ce vaste ensemble architectural complexe, resté inachevé au xviie siècle. Les décors peints prévus par Charles Le Brun n’ayant jamais été réalisés, stucs et gypseries ont bénéficié d...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Prif Awdur: Gratton, Michael
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2025
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Le chantier de restauration du Grand Salon de Vaux-le-Vicomte a porté un éclairage nouveau sur l’histoire méconnue de ce vaste ensemble architectural complexe, resté inachevé au xviie siècle. Les décors peints prévus par Charles Le Brun n’ayant jamais été réalisés, stucs et gypseries ont bénéficié de conditions d’observation exceptionnelles. L’étude des techniques de mise en œuvre a ainsi permis des rapprochements avec celles d’autres grands ensembles du xviie siècle comme la galerie d’Apollon du Louvre ou la galerie des Glaces du château de Versailles. La variété des techniques et des recettes utilisées illustre toute la complexité du matériau stuc et la diversité des métiers concernés : moulage, estampage, modelage… Comme le confirment les analyses de la composition du mortier, les gypsiers possédaient une bonne connaissance des qualités intrinsèques du plâtre, de la chaux ou du tuileau, et savaient les utiliser au mieux, en fonction des besoins et de la typologie des ornements. Les reports de charge de la charpente ont occasionné des mouvements dans les maçonneries qui, en se propageant au sein du décor de gypserie, ont généré un important réseau de fissures. Deux travées, dégradées par des infiltrations d’eau en provenance des couvertures, présentaient de graves pathologies (lessivage ou cristallisation de sels solubles), dont le traitement a constitué l’essentiel des problématiques de restauration. Le chantier fut pour nous l’occasion d’initier une réflexion sur les possibilités d’extraction des sels dans le matériau plâtre.