Les soieries impériales de Compiègne, entre retissage et textiles d’origine
Lorsqu’en 1807 Napoléon Ier décide de réinvestir l’ancienne résidence royale de Compiègne, de lourds et dispendieux travaux sont engagés. Il s’agit alors de donner à la demeure le faste qui lui permit de retrouver sa vocation première de résidence dédiée à la chasse, mais surtout de magnifier la nou...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Lorsqu’en 1807 Napoléon Ier décide de réinvestir l’ancienne résidence royale de Compiègne, de lourds et dispendieux travaux sont engagés. Il s’agit alors de donner à la demeure le faste qui lui permit de retrouver sa vocation première de résidence dédiée à la chasse, mais surtout de magnifier la nouvelle vie de cour. Que cela soit sous forme de tentures murales, de rideaux ou de garniture de sièges, l’enjeu est de proposer un décor en rupture avec les époques précédentes, mais aussi de créer contrastes et hiérarchies entre les différents salons. Le caractère précipité des aménagements conduit l’administration du Mobilier impérial à œuvrer avec pragmatisme, alternant commandes somptuaires spécifiques et remplois de soieries commandées antérieurement pour d’autres palais et soutenir l’économie de l’industrie lyonnaise. L’importante politique de restitution menée dans la seconde moitié du xxe siècle, à partir des modèles conservés au Mobilier national et dans les archives des fabricants lyonnais, permet aujourd’hui d’apprécier le caractère varié et très innovant des choix décoratifs menés sous le Premier Empire et le rôle majeur des étoffes dans les partis décoratifs d’ensemble. |
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