Camille et Pauline Borghèse à Turin
En 1808, le gouverneur général des Départements au-delà des Alpes de l’Empire, le prince Camille Borghèse, s’installa à Turin avec son épouse, Pauline Bonaparte. Les résidences qui leur furent réservées, le Palazzo Chiablese et la Palazzina di caccia di Stupinigi, disposaient d’un décor datant de la...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2025
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | En 1808, le gouverneur général des Départements au-delà des Alpes de l’Empire, le prince Camille Borghèse, s’installa à Turin avec son épouse, Pauline Bonaparte. Les résidences qui leur furent réservées, le Palazzo Chiablese et la Palazzina di caccia di Stupinigi, disposaient d’un décor datant de la seconde moitié du xviiie siècle, qui, dans plusieurs appartements, avait déjà été rénové dans le style néoclassique par les dessinateurs et architectes royaux Leonardo Marini (1737-1806) et Giuseppe Battista Piacenza (1735-1818). L’Empire n’introduisit pas de renouveau majeur en matière d’ameublement, notamment en ce qui concerne les tentures et les tissus. Toutefois, pour les chambres de Pauline Bonaparte au Palazzo Chiablese, les meilleurs artisans et fournisseurs de la Cour furent engagés, comme l’ébéniste Francesco Bolgié et le marchand Giuseppe Fedele Cerruti, sous la direction de Giuseppe Battista Piacenza. À Stupinigi, le gouverneur occupa l’appartement est, autrefois utilisé par le prince Benedetto Maurizio (1741-1808), duc de Chablais, où les tentures du xviiie siècle sont encore conservées de nos jours. Cette étude fait le point sur le style et les caractéristiques de ces tentures et a permis de retrouver le seul ouvrage aujourd’hui connu de la Manufacture royale de Veneria, active entre 1761 et 1765 sous la direction du marchand avignonnais Costa, et la tenture « persienne » produite par une manufacture turinoise sur un dessin de Leonardo Marini daté de 1782, à l’origine destiné à la chambre de la princesse de Piémont au château de Moncalieri. |
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