Du visible à l’invisible : les supports du pouvoir en pays akan (Afrique de l’Ouest)

Les regalia chez les Akan du Ghana et de Côte d’Ivoire (c’est-à-dire Ashanti, Anyi et Baoulé, entre autres) peuvent être répartis en trois catégories : ceux qui sont directement en contact avec le corps du roi, ceux que portent les dignitaires qui se tiennent à ses côtés, et enfin les objets sacrali...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Yazar: Perrot, Claude‑Hélène
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2008
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Les regalia chez les Akan du Ghana et de Côte d’Ivoire (c’est-à-dire Ashanti, Anyi et Baoulé, entre autres) peuvent être répartis en trois catégories : ceux qui sont directement en contact avec le corps du roi, ceux que portent les dignitaires qui se tiennent à ses côtés, et enfin les objets sacralisés, garants de la légitimité du pouvoir royal et tenus à distance, à savoir les « sièges noirs » ancestraux – noircis par le sang des sacrifices – que le roi ne peut pas toucher et auxquels il n’a normalement pas accès.Certains de ces supports matériels du pouvoir royal franchissent les limites du territoire sur lequel s’exerce ce pouvoir, c’est-à-dire le monde visible. On les retrouve en effet parmi les objets qui signalent le pouvoir exercé dans le monde invisible par les komyen, « prêtresses » qui assurent la médiation entre les humains et les déités ou génies, les bosson. Certains objets comme les sabres et les sièges empruntent leurs formes aux regalia et n’en diffèrent que par la matière (les lames des sabres ne sont pas de fer, mais de bois) et par la couleur (ils sont tous blanchis de kaolin, notamment les sièges).Un mode unique de figuration du pouvoir semble prévaloir.