Des Méridionales à la cour : l’exemple des demoiselles de Saint‑Cyr (1686‑1793)

Certes Saint‑Cyr n’est pas Versailles, mais la proximité entre le château et la maison royale de Saint‑Louis est grande ; pour autant les liens entre cet établissement et la Cour ne se limitent pas à un voisinage géographique. Réservée aux demoiselles de la noblesse pauvre, cette institution est née...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Yazar: Picco, Dominique
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2008
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Certes Saint‑Cyr n’est pas Versailles, mais la proximité entre le château et la maison royale de Saint‑Louis est grande ; pour autant les liens entre cet établissement et la Cour ne se limitent pas à un voisinage géographique. Réservée aux demoiselles de la noblesse pauvre, cette institution est née en 1686 de la rencontre des passions éducatives de Mme de Maintenon avec la volonté politique du Roi‑Soleil de fidéliser une catégorie sociale désormais qualifiée par les historiens de noblesse « seconde ». La protection du monarque, éclatante sous Louis XIV, se fit plus discrète pendant les règnes de Louis XV et Louis XVI sans jamais, pour autant, être remise en question. À partir des Preuves de noblesse des demoiselles conservées à la BnF et du fonds Saint‑Cyr des Archives départementales des Yvelines, on connaît le lieu de baptême – assimilable au lieu de naissance – des 3 155 demoiselles qui fréquentèrent la maison jusqu’à sa fermeture en 1793. Parmi elles, 413 sont nées dans le Sud de la France. Pour faire le portrait de ces Méridionales, trois axes ont été retenus, la place du Midi ou des Midis dans le recrutement de la maison, la noblesse de ces lignages et le destin des anciennes élèves, marqué ou non par un retour au pays natal.