Entre fascination et désillusion : attitudes des nobles hongrois devant la cour de Versailles à l’époque des Lumières

Au début du xviiie siècle, quelques membres de la haute noblesse hongroise se réfugièrent en France après l’échec des luttes d’indépendance et certains furent bien accueillis à la cour de Versailles. Le prince François II Rákóczi fut certainement le plus éminent d’entre eux. Ses témoignages (surtout...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autor principal: Tóth, Ferenc
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Au début du xviiie siècle, quelques membres de la haute noblesse hongroise se réfugièrent en France après l’échec des luttes d’indépendance et certains furent bien accueillis à la cour de Versailles. Le prince François II Rákóczi fut certainement le plus éminent d’entre eux. Ses témoignages (surtout dans sa Confession d’un pêcheur) ou ceux de son entourage (comme le Journal d’Ádám Szathmári Király) nous montrent un émerveillement devant un centre de pouvoir dont ils espéraient un concours pour leurs projets. Le château de Versailles attirait de nombreux voyageurs de la haute noblesse hongroise qui le visitèrent avec curiosité. Le cas de Joseph Teleki illustre bien la découverte d’un monde différent à travers les yeux d’un noble protestant hongrois. Il nous a laissé un récit de voyage très captivant qui traduit à la fois l’émerveillement et la désillusion. De retour dans leur pays natal, ces aristocrates s’inspirèrent des modèles français lors de l’édification de leurs résidences. L’exemple le plus connu fut le château d’Eszterháza, surnommé par les historiens le « Versailles hongrois », qui fut célèbre pour ses constructions prestigieuses et ses fêtes splendides.