Les aspects matériels de la taxis byzantine
La taxis grecque – correspondant exact de l’ordo latin – est un aspect essentiel de la civilisation byzantine : elle organise cette société de manière à ce que celle-ci soit un reflet aussi exact que possible de la société céleste, décrite en particulier par Denys l’Aréopagite. La taxis est donc à l...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2008
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La taxis grecque – correspondant exact de l’ordo latin – est un aspect essentiel de la civilisation byzantine : elle organise cette société de manière à ce que celle-ci soit un reflet aussi exact que possible de la société céleste, décrite en particulier par Denys l’Aréopagite. La taxis est donc à la fois précise et contraignante et nous a été transmise dans des livres décrivant le protocole : le De Cerimoniis au xe siècle, le Traité du pseudo-Kodinos au xive siècle. Au cours de cérémonies où tous les aspects matériels – l’habit, la couronne, le trône, les acclamations à la gloire de l’empereur, l’orgue qui les accompagne, les gestes accomplis par l’empereur comme par ceux qui l’entourent – ont un sens, l’Empire byzantin affirme ainsi son équilibre et sa qualité de peuple élu. Jusqu’en 1204, les autres nations ont jalousé la qualité que s’était octroyée l’Empire romain d’Orient : celle d’image de la cour céleste, qui est figurée dans le cérémonial. Cette jalousie a pris d’autres formes après 1453, et l’on s’intéressera aux souverains européens qui, tel Louis XIV, ont voulu faire figure d’héritiers de l’empire défunt et relever ses cérémonies. |
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