Histoire nationale, histoire universelle : propositions sur l’iconographie monumentale de la monarchie de Juillet

Comment représenter l’histoire de France dans le contexte de la monarchie de Juillet, lorsque se construit l’État nation ? Les peintres choisis par les pouvoirs publics semblent disposer d’une grande liberté mais les courants idéologiques qui traversent la société s’imposent à eux. Cette étude met e...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Auteur principal: Leniaud, Jean-Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Comment représenter l’histoire de France dans le contexte de la monarchie de Juillet, lorsque se construit l’État nation ? Les peintres choisis par les pouvoirs publics semblent disposer d’une grande liberté mais les courants idéologiques qui traversent la société s’imposent à eux. Cette étude met en évidence, en effet, les conflits discrets qui opposent les partisans de l’histoire nationale telle que l’exalte la génération romantique et ceux du cosmopolitisme libéral qui insistent sur le commerce et l’industrie et, au nom des Lumières et de la Philosophie, se méfient du catholicisme romain. Quelles que soient les sympathies, diverses, de la famille royale et du haut personnel de l’État, il est hors de question de choisir l’une ou l’autre tendance : le projet de Juillet vise à rassembler la totalité du corps politique au nom de l’histoire, conçue comme le laboratoire du politique. La conciliation des tendances diverses, voire contradictoires, se trouve au cœur du projet d’éclectisme dont le régime a fait son objectif. Louis-Philippe, roi muséographe par excellence, voudra trouver à Versailles l’occasion de tenter un consensus iconographique.