Une matriarche espagnole à la cour de France : Estefanía de Villaquirán, azafata (nourrice) d’Anne d’Autriche
Estefanía de Villaquirán, azafata ou nourrice d’Anne d’Autriche, était membre de la suite espagnole qui accompagna l’infante à la cour de Louis XIII. En la prenant comme exemple d’une chef de famille de domestiques palatins ayant traversé plusieurs cours d’Europe, l’auteure veut mettre en lumière l’...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2019
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Estefanía de Villaquirán, azafata ou nourrice d’Anne d’Autriche, était membre de la suite espagnole qui accompagna l’infante à la cour de Louis XIII. En la prenant comme exemple d’une chef de famille de domestiques palatins ayant traversé plusieurs cours d’Europe, l’auteure veut mettre en lumière l’importance des serviteurs subalternes dans les Maisons des infantes espagnoles qui allaient s’installer dans les cours étrangères à l’occasion de leur mariage. La première partie de l’article est consacrée à l’implantation des membres de la famille Villaquirán dans leurs offices de serviteurs à la cour de Turin, puis à celles de Madrid et de Paris. Grâce à son parcours, l’azafata put se constituer un capital social dont elle fit bénéficier les membres de sa famille. La seconde partie de l’article concerne la période qu’elle passa à la cour de France, entre 1615 et 1620. L’auteure s’intéresse à la chambre de la reine dans laquelle Estefanía exerçait ses fonctions, à la complexité des relations entre serviteurs de grades différents, ainsi qu’aux difficultés d’adaptation de la suite espagnole dans un contexte de rivalités et de tensions politiques qui ne favorisaient en rien son intégration. La situation particulière de la nourrice – la seule Espagnole à s’être finalement maintenue à la cour de France – est considérée en conclusion, en soulignant son rôle de matriarche et son influence, comparable à celle d’autres suivantes de la cour qui accompagnaient les infantes de la Maison d’Autriche dans les cours d’Europe. |
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