Le courtisan nouvelliste et l’érudit à Versailles : les frères Dangeau et l’archivage de la cour

À partir d’une réflexion sur les pratiques d’archivage des frères Dangeau, cet article a pour objectif de réinterroger la place des intermédiaires à la cour et d’analyser la capacité d’action de ces individus à partir des pratiques d’écriture. Le marquis de Dangeau, diariste, fournissait des informa...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autore principale: Martignon, Maxime
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:À partir d’une réflexion sur les pratiques d’archivage des frères Dangeau, cet article a pour objectif de réinterroger la place des intermédiaires à la cour et d’analyser la capacité d’action de ces individus à partir des pratiques d’écriture. Le marquis de Dangeau, diariste, fournissait des informations à son frère, l’abbé de Dangeau, un érudit parisien. Transformées en ressource, avec d’autres informations extraites des imprimés du temps ou des cercles nouvellistes, elles permettaient à son frère de devenir central par la connaissance des carrières curiales à Versailles. Il avait en outre fabriqué une archive pour le roi afin de montrer leur savoir-faire familial, et l’avait intitulée Journal des bienfaits du roi. L’article s’appuie en outre sur les Mémoires du duc de Saint-Simon, les lettres de Mme de Sévigné et la correspondance de Mme de Maintenon afin de montrer comment le marquis de Dangeau était advenu comme informateur, non seulement de la plupart des courtisans, mais du roi même dont il était le messager.