Deux tableaux retrouvés de Charles de La Fosse : Jésus et la Samaritaine et L’Adieu d’Hector et d’Andromaque
Deux tableaux de Charles de La Fosse sont réapparus récemment sur le marché de l’art : Jésus et la Samaritaine, et L’Adieu d’Hector et d’Andromaque. L’étude détaillée de ces deux œuvres renseigne sur la riche culture visuelle du peintre. La Fosse prend soin de se référer avec attention aux sources a...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2019
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Deux tableaux de Charles de La Fosse sont réapparus récemment sur le marché de l’art : Jésus et la Samaritaine, et L’Adieu d’Hector et d’Andromaque. L’étude détaillée de ces deux œuvres renseigne sur la riche culture visuelle du peintre. La Fosse prend soin de se référer avec attention aux sources anciennes et manie la règle du contraste pour mettre en valeur ses compositions. Élève de Le Brun, son goût de la couleur fait de lui le chef de file des coloristes. L’influence des grands maîtres qui l’ont précédé est sensible et la référence à l’œuvre de Rembrandt paraît déjà évidente dans Jésus et la Samaritaine, toile qui doit dater vers 1685-1688. Le deuxième tableau, L’Adieu d’Hector et d’Andromaque, d’un format plus imposant, a été présenté par Charles de La Fosse au Salon de 1699, l’année même où le peintre est nommé directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Cette toile connue, mais dont la localisation était restée ignorée, est une peinture importante dans laquelle l’artiste utilise une tonalité rougeoyante qui présage de la mort d’Hector et du futur incendie de Troie. Citant Charles Le Brun, comme les grands maîtres étrangers, Véronèse, Titien ou Rembrandt, le peintre y décrit, avec une grande finesse des sentiments, les adieux déchirants du héros troyen et de son épouse résignée. Comme si la douleur liée à tant de sang versé ne pouvait trouver sa rédemption que dans la célébration d’un amour éternel. |
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