La tenture des Métamorphoses des Gobelins : émulation artistique et stratégies commerciales
La tenture des Métamorphoses, tissée à partir de 1680 durant une cinquantaine d’années, à la manufacture royale des Gobelins, est une des plus vastes productions tombées des métiers parisiens. Elle a été beaucoup tissée. Elle a toutefois été peu étudiée, essentiellement car il s’agit d’un ensemble n...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2019
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La tenture des Métamorphoses, tissée à partir de 1680 durant une cinquantaine d’années, à la manufacture royale des Gobelins, est une des plus vastes productions tombées des métiers parisiens. Elle a été beaucoup tissée. Elle a toutefois été peu étudiée, essentiellement car il s’agit d’un ensemble non compris dans la production officielle des Gobelins. Les chefs d’atelier travaillaient d’après les cartons appartenant au roi ou d’après des cartons qui leur appartenaient, qu’ils commandaient eux-mêmes à des peintres de renom ou à la gloire naissante. La genèse de la tenture a longtemps été confuse. Il s’agit en fait de deux ensembles conçus à une vingtaine d’années d’écart, comprenant plusieurs jeux de modèles et dont certains sujets sont communs aux deux séries. La première série a très vraisemblablement été réalisée peu avant 1680, à partir de tableaux de différents peintres (Louis Boullogne, Charles Le Brun, René-Antoine Houasse et Charles de La Fosse) appartenant à l’entrepreneur Jean Jans. Dans les premières années du xviiie siècle, un nouveau jeu de cartons a été utilisé, toujours réalisé à partir de tableaux ou de copies de peintures de différents artistes (Louis Boullogne, Antoine Coypel, Charles de La Fosse, Nicolas Bertin, Antoine Dieu et Sébastien Leclerc). Plusieurs de ces modèles étaient des commandes royales pour Trianon, la ménagerie de Versailles et Marly. Certains avaient été exposés aux Salons de 1699 et 1704. Cette communication s’arrête sur les enjeux du tissage de ces peintures. Comment s’est opéré le passage du petit au grand format et du peint au tissé lors de l’exécution des tapisseries ? |
|---|