Jardins historiques : de l’archéologie à la restauration, définition des protocoles

À la lumière des fouilles archéologiques menées depuis 1993 en France, le jardin dévoile sa vraie nature : celle d’un espace artificiel, véritable architecture de terre et d’eau, pensé et conçu en fonction du terrain qu’il occupe, doté de « fondations » et d’aménagements complexes destinés à assurer...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
主要作者: Allimant-Verdillon, Anne
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2018
主題:
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實物特徵
總結:À la lumière des fouilles archéologiques menées depuis 1993 en France, le jardin dévoile sa vraie nature : celle d’un espace artificiel, véritable architecture de terre et d’eau, pensé et conçu en fonction du terrain qu’il occupe, doté de « fondations » et d’aménagements complexes destinés à assurer sa pérennité. Appréhender de tels concepts ne peut cependant se faire sans la mise au point de processus spécifiques. L’archéologie des jardins, de par les matériaux qu’elle traite – de la terre dans de la terre –, mise en œuvre autour d’un patrimoine vivant, inscrite au sein de protocoles dont l’étendue va du diagnostic jusqu’à la restauration, fait partie de ces domaines de recherche pour lesquels il a fallu dépasser les prérogatives de la seule discipline archéologique. Car, à la différence des fouilles préventives, effectuées préalablement à la destruction totale ou partielle des sites, l’archéologie appliquée à un projet de restauration de jardin revêt un aspect inversement constructif. Pour cela, l’archéologue se doit de fournir des contenus susceptibles non seulement de faire progresser la recherche, mais aussi d’aider les restaurateurs dans leur future intervention.