Avignon 1701
Après avoir quitté leur frère, le duc d’Anjou devenu roi d’Espagne, à Saint-Jean-de-Luz, les ducs de Bourgogne et de Berry bénéficièrent à Avignon d’une entrée solennelle, dont se firent l’écho de nombreuses sources. Registres capitulaires, comptes des consuls assurant le pouvoir municipal, relation...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2022
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Après avoir quitté leur frère, le duc d’Anjou devenu roi d’Espagne, à Saint-Jean-de-Luz, les ducs de Bourgogne et de Berry bénéficièrent à Avignon d’une entrée solennelle, dont se firent l’écho de nombreuses sources. Registres capitulaires, comptes des consuls assurant le pouvoir municipal, relations imprimées, lettres de voyageurs, correspondances diplomatiques ont été conservés et rappellent l’indépendance de la capitale du Comtat Venaissin à l’égard du royaume de France. Secondé par un vice-légat, le pape Clément XI entendait tirer parti de cette situation pour renforcer son autorité à Avignon. De son côté, Louis XIV ne devait-il pas s’assurer, à la veille de la guerre de la Succession d’Espagne, du soutien du Vatican, de manière à rallier à sa cause le plus grand nombre de puissances européennes ? Au cœur de ces intérêts, le jésuite Bontous, auteur du programme des réjouissances, occupa un rôle capital en privilégiant comme sujet la religion catholique romaine défendue par la maison de Bourbon. Le thème de la révocation de l’édit de Nantes est même plus développé que celui de l’accession de Philippe V sur le trône d’Espagne. En incitant à la création par Pierre Peru d’une statue équestre de Louis XIV terrassant une hydre qui symbolisait le calvinisme, ne s’opposait-il pas à toute contestation de l’autre côté du Rhône, théâtre, l’année suivante, de la révolte des camisards ? La dimension artistique de cette réception princière ne saurait être oubliée : à côté de l’influence de la Rome antique et papale, de l’indéniable originalité des créateurs d’Avignon et de Provence, il convient de mentionner le choix de Jean II Cotelle, les références à la peinture de Le Brun et la musique de Michel Richard Delalande, contribuant à évoquer les fastes de Versailles pour mieux accueillir dans la cité papale les descendants du Roi-Soleil. |
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