Les ambassadeurs du roi de France d’origine étrangère sous les deux premiers Bourbons, 1589-1643

Alors que les étrangers représentaient encore 18 % des ambassadeurs sous les derniers Valois, ils ne sont plus que 12 % parmi ceux qui servent les deux premiers Bourbons. Cette décroissance peut être mise en relation avec le mouvement qui voit l’exclusion des étrangers de la cour de France à partir...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Glavni autor: Gellard, Matthieu
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2017
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Alors que les étrangers représentaient encore 18 % des ambassadeurs sous les derniers Valois, ils ne sont plus que 12 % parmi ceux qui servent les deux premiers Bourbons. Cette décroissance peut être mise en relation avec le mouvement qui voit l’exclusion des étrangers de la cour de France à partir des années 1580. En observant de plus près l’origine des étrangers au service d’Henri IV et de Louis XIII, il est possible de noter la quasi-disparition des Italiens, qui représentaient le contingent le plus important entre 1559 et 1589. À l’exception de quelques Allemands et Lorrains, ce sont désormais les Cantons suisses qui fournissent la majeure partie des étrangers en service dans la diplomatie française ; sans eux, la francisation de celle-ci serait presque complète. Ces Suisses ont cependant un profil bien particulier puisque ce sont essentiellement des soldats, au service de France mais aussi souvent de leur canton d’origine, qui ne s’installent pas en France et ne demandent pas leur naturalisation. Avec eux, les représentants d’origine étrangère sont par ailleurs majoritairement cantonnés à des missions peu prestigieuses, souvent en lien avec leur origine géographique.