L’« étiquette royale » : Marguerite-Louise d’Orléans à l’épreuve de Florence

Le mariage de Marguerite-Louise d’Orléans, fille de Gaston de France, duc d’Orléans, et de Marguerite de Lorraine, avec le prince Côme III de Médicis, fils de Ferdinand II et de Vittoria della Rovere, s’inscrit dans la longue liste des unions malheureuses auxquelles l’historiographie a réservé une p...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autor Principal: Lagioia, Vincenzo
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le mariage de Marguerite-Louise d’Orléans, fille de Gaston de France, duc d’Orléans, et de Marguerite de Lorraine, avec le prince Côme III de Médicis, fils de Ferdinand II et de Vittoria della Rovere, s’inscrit dans la longue liste des unions malheureuses auxquelles l’historiographie a réservé une place marginale, sauf dans la perspective d’une histoire générale de la famille, comme celle sur laquelle l’historien anglais Lawrence Stone a longuement travaillé (Stone 1973, 1977 et 1990). La princesse faisait partie de ces femmes de la grande aristocratie ou de sang royal qui jouaient un rôle important dans les équilibres politiques entre dynasties et nations en servant de précieuse monnaie d’échange lors de négociations matrimoniales. Elles y étaient préparées par leur éducation, tout comme elles devaient assimiler les règles de l’étiquette, non comme de simples formalités mais comme éléments substantiels d’une vie de souveraine. Ce bagage, la fille aînée du duc d’Orléans (de son second mariage) l’avait donc acquis et intégré lorsqu’elle arriva à la cour des grands-ducs de Toscane, et qu’elle dut affronter la rigide étiquette florentine.