Les marbres d’Espagne dans la décoration du palais de la Granja de San Ildefonso

Au xviiie siècle, la construction et la décoration des grandes résidences royales sont considérées non seulement comme le symbole de la grandeur et de la puissance du monarque, mais aussi comme une contribution généreuse de celui-ci au bien public. A cet égard, l’histoire de la construction du palai...

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In:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Main Author: Herrero Sanz, María Jesús
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Espagnol
Published: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2016
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Au xviiie siècle, la construction et la décoration des grandes résidences royales sont considérées non seulement comme le symbole de la grandeur et de la puissance du monarque, mais aussi comme une contribution généreuse de celui-ci au bien public. A cet égard, l’histoire de la construction du palais et des jardins de la Granja (1720-1746), lieu de retraite de Philippe V, est aussi complexe que passionnante. D’énormes quantités de marbres ont été utilisées, en provenance de plusieurs carrières espagnoles, ainsi que de Gênes. Ces marbres sont employés dans la galerie dessinée par Procaccini pour accueillir la collection de sculptures achetée à Christine de Suède en 1724. Cette galerie n’a jamais été terminée ; toutefois, les marbres ont servi à la décoration d’autres éléments architecturaux du rez-de-chaussée du palais, par exemple les cheminées de l’héritage du Dauphin. D’autres marbres provenant de carrières espagnoles ont été employés au pavement des pièces principales sur les dessins de l’architecte Bonavia.