Le corps guerrier, le corps dansant et l’esprit galant

François de Beauvillier, comte puis duc de Saint-Aignan (1610-1687), mène une carrière militaire avant d’obtenir la charge de premier gentilhomme de la Chambre du roi en 1649. Il devient ainsi l’un des ordonnateurs des divertissements royaux. Il en choisit les sujets fortement inspirés des prouesses...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
المؤلف الرئيسي: Gatulle, Pierre
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2013
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:François de Beauvillier, comte puis duc de Saint-Aignan (1610-1687), mène une carrière militaire avant d’obtenir la charge de premier gentilhomme de la Chambre du roi en 1649. Il devient ainsi l’un des ordonnateurs des divertissements royaux. Il en choisit les sujets fortement inspirés des prouesses des romans de chevalerie, danse plusieurs rôles dans ballets et divertissements royaux, accompagne et encadre Louis XIV dans son apprentissage de danseur, puis devient vice-protecteur de l’Académie de danse en 1661. Alors que le duel, formellement interdit par le roi, perdure dans la réalité et témoigne de la vivacité de la culture chevaleresque, les combats singuliers mimés sont mis à l’honneur sur la scène. Saint-Aignan construit peu à peu sa figure de galant homme courtisan en la nourrissant autant de son expérience personnelle de la violence guerrière que de sa maîtrise de la danse et de l’art équestre, maîtrise qui lui permet de représenter les combats sur une scène. Ce sont là deux cultures du corps noble auxquelles les enfants de Saint-Aignan sont également initiés. Son élévation à la haute dignité de duc et pair en 1663 consacre sa réussite et son prestige personnels tout en validant ce qu’il a forgé : l’archétype du galant gentilhomme courtisan au service du roi.