Les marbres de Flandres et du Hainaut à Versailles

La Belgique et le Nord de la France sont depuis deux mille ans des régions d’exploitation de pierres de construction et de marbres renommés. Dès la période baroque, des centaines de variétés de marbres différentes étant disponibles, il n’est pas étonnant que les ingénieurs de Louis XIV se soient tou...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Päätekijä: Groessens, Éric
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2016
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:La Belgique et le Nord de la France sont depuis deux mille ans des régions d’exploitation de pierres de construction et de marbres renommés. Dès la période baroque, des centaines de variétés de marbres différentes étant disponibles, il n’est pas étonnant que les ingénieurs de Louis XIV se soient tournés vers la partie septentrionale du royaume pour leur approvisionnement pendant les intermèdes pacifiques. Il faut rappeler que tous ces marbres sont des calcaires durs, sédimentaires et de très faible porosité. La gamme chromatique est limitée au noir, au rouge et au gris. La plupart de ces exploitations ont disparu et les archives n’ont pas encore livré toutes les traces écrites. En revanche, un grand nombre d’informations fausses ou sans références, relatives à des utilisations à Versailles, circulent ; elles doivent inciter à la plus grande prudence.La méthode utilisée dans cet exposé préliminaire est donc celle du géologue-touriste averti qui visite le château de Versailles et note au passage les marbres qui proviennent de sa région et qu’il croit reconnaître. Il trouve d’abord le marbre rouge de Rance, utilisé à profusion, tant en plaquage, comme dans la galerie des Glaces, que dans la construction des cheminées monumentales. Il peut aussi observer des revêtements muraux ou des dallages en marbre sainte-anne (belge), en marbre noir de Dinant, en genre grand antique de Barbençon, en brèche de Waulsort (ou de Dourlers), en petit-granit (anciennement appelé écaussinnes ou marbre de Ligny). Il y rencontre des marbres de l’Avesnois : quelques dalles en marbre de Cousolre, de Glageon, des marbres noirs français de la région de Bavay, etc. On peut raisonnablement penser qu’en ce qui concerne les quatre derniers, il s’agit de restaurations effectuées sous la monarchie de Juillet, ou même postérieurement.