L’appartement de Louis-Philippe Ier au Grand Trianon

Le palais du Grand Trianon renferme de nombreux trésors, qu’il s’agisse du mobilier, des décors ou des objets d’art, autant de témoins artistiques et historiques du passage des différents souverains qui y ont vécu. Parmi ceux-ci, Louis-Philippe fut le dernier à s’être investi dans les travaux d’amén...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/crcv,
Autore principale: Pierret, Lucile
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles 2012
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le palais du Grand Trianon renferme de nombreux trésors, qu’il s’agisse du mobilier, des décors ou des objets d’art, autant de témoins artistiques et historiques du passage des différents souverains qui y ont vécu. Parmi ceux-ci, Louis-Philippe fut le dernier à s’être investi dans les travaux d’aménagement et d’ameublement du palais, afin d’y installer convenablement sa nombreuse famille : son épouse la reine Marie-Amélie, sa sœur Madame Adélaïde, les princes et les princesses. Au milieu du xixe siècle, la monarchie de Juillet fut le témoin de la mutation d’une société dont les modes de vie et les goûts – influencés par une industrialisation croissante – aspiraient à plus de confort, d’intimité et de fonctionnalité. Les aménagements de Louis-Philippe au Grand Trianon répondaient à ces exigences et, en particulier, ceux de son appartement privé. Par la nature même et la fonction des pièces qui le composaient, on peut en effet espérer y déceler une personnalité, des prédilections et des exigences dans l’ameublement, la distribution et le lien établi volontairement entre les pièces. Mais l’étude de cet appartement révèle bien des contradictions et des dilemmes constants entre la rupture dans le mode de vie d’un roi – le seul à abandonner les appartements officiels de l’aile droite pour s’installer dans l’ancienne aile des offices – et la continuité historique dans le choix du mobilier.