La politique scientifique à Dresde
En 1682, le savant saxon Ehrenfried Walther von Tschirnhaus (1651-1708) devient le premier Allemand à être admis à l’Académie royale des sciences. D’abord connu comme mathématicien, Tschirnhaus se fait un nom par ses expériences sur les miroirs et lentilles ardentes de très grande taille ainsi que p...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En 1682, le savant saxon Ehrenfried Walther von Tschirnhaus (1651-1708) devient le premier Allemand à être admis à l’Académie royale des sciences. D’abord connu comme mathématicien, Tschirnhaus se fait un nom par ses expériences sur les miroirs et lentilles ardentes de très grande taille ainsi que par la fabrication de lentilles de verre. Ses travaux aboutiront à l’invention de la recette de la porcelaine européenne. Ses miroirs et lentilles ardentes se feront une place dans les laboratoires et les cours de toute l’Europe. Le duc d’Orléans et Lavoisier s’en serviront. Tschirnhaus se crée un impressionnant réseau dans la communauté scientifique. Il correspond avec de nombreux savants à travers l’Europe, rencontre Spinoza à Amsterdam, Kircher à Rome, Boyle et Oldenburg à Londres. À Paris, il fréquente Huygens, Leibniz et Colbert, qui l’engage comme précepteur pour ses enfants. Sa vie met en lumière l’évolution des pratiques de la science à la fin du xviie siècle, leurs objectifs communs et leurs particularismes ainsi que les différentes façons d’organiser et d’institutionnaliser le savoir, comme en témoignent les Académies royales de Paris et de Londres. Tschirnhaus voulut mettre à profit son expérience accumulée en Angleterre et en France en créant une Académie des sciences en Allemagne, d’abord sur les terres de son père, près de Görlitz, puis à la cour de Dresde. Il espérait ainsi s’assurer un revenu suffisant pour pouvoir se consacrer à ses recherches en toute indépendance financière. |
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