Démolition controversée, entre revendication et droit d’auteur. L’histoire d’un ensemble de logements sociaux à Bollate (Milan)

Le discours sur la démolition recourt généralement à des registres émotionnels et génère des conflits. Cela est particulièrement évident dans les débats autour de l’avenir des quartiers de logements sociaux, fortement influencé par des images stigmatisantes et sur lequel l’investissement symbolique...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/craup,
Autor principal: Merlini, Chiara
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère 2026
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le discours sur la démolition recourt généralement à des registres émotionnels et génère des conflits. Cela est particulièrement évident dans les débats autour de l’avenir des quartiers de logements sociaux, fortement influencé par des images stigmatisantes et sur lequel l’investissement symbolique est considérable, tant pour les habitants que pour les institutions publiques. Lorsque l’objet en question est une « architecture d’auteur », la controverse met nettement en lumière un conflit entre différentes valeurs : d’une part, les valeurs de confort et d’habitabilité, soutenues essentiellement par les habitants, d’autre part la valeur culturelle, qui reconnaît dans un artefact un patrimoine collectif, soutenu avant tout par les élites intellectuelles. C’est ce qui ressort du cas étudié ici : une hypothèse de démolition concernant un ensemble de logements sociaux construit à Bollate, près de Milan, par l’architecte Guido Canella entre 1974 et 1980. La mobilisation directe de l’architecte, qui pallie l’absence de reconnaissance collective par la revendication d’un « droit d’auteur », est une spécificité intéressante de cette histoire.