Logements sociaux à Chongqing et à Shanghai. Corollaires de l’« urbanisation » rurale et de la financiarisation foncière

Le logement social dans la Chine post-maoïste révèle un changement complet de paradigme, à compter des années 1990. Le logement perd son statut de prestation sociale : attribué par les entreprises (danwei) à leurs employés, il devient un bien marchand, alors que le secteur de la construction est un...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/craup,
Autori principali: Elosua, Miguel, Ged, Françoise, Chen, YANG
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère 2020
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le logement social dans la Chine post-maoïste révèle un changement complet de paradigme, à compter des années 1990. Le logement perd son statut de prestation sociale : attribué par les entreprises (danwei) à leurs employés, il devient un bien marchand, alors que le secteur de la construction est un enjeu majeur pour la croissance économique. Une période pendant laquelle coexistent des régimes pluriels de locataires et de propriétaires se développe jusqu’à la réforme du logement, expérimentée à Shanghai au début des années 1990, puis généralisée à l’ensemble du pays en 1998. Le marché immobilier prédomine alors jusqu’au XIIe plan quinquennal (2011-2015) qui met l’accent sur le logement social.Après avoir présenté ce contexte et les différentes catégories de logement social, l’article s’intéresse à deux terrains, Chongqing et Shanghai, dont les problématiques s’éclairent mutuellement. Le gouvernement de la municipalité de Chongqing a développé une politique de construction intensive entre 2007 et 2012, pour attirer les ruraux et les « urbaniser ». Au nord de Shanghai, le vaste complexe de Gucun regroupe dans un ensemble édifié dès 1998 des citadins et des ruraux aux revenus modestes, relogés après des opérations immobilières ou foncières. Vingt ans après, les études menées par des urbanistes et des sociologues de l’université Tongji tentent d’identifier et de résoudre les problèmes du grand ensemble. Les problématiques abordées de façon distincte selon les gouvernements locaux montrent l’intérêt des études locales pour comprendre la complexité d’une réforme d’intérêt national, dont les temporalités sont distinctes, et les approches réglementaires différentes.