Un plaidoyer pour la modernité de la tradition

Le début des années 1950 marque un tournant dans l’architecture espagnole. Après la longue décennie d’isolationnisme diplomatique et d’autarcie culturelle qui suivit la fin de la guerre civile en 1939, un accord s’était fait jour sur la nécessité de renouer les liens fragilisés avec la « modernité »...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/crau,
Autore principale: Fernández-Santos Ortiz-Iribas, Jorge
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine 2018
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le début des années 1950 marque un tournant dans l’architecture espagnole. Après la longue décennie d’isolationnisme diplomatique et d’autarcie culturelle qui suivit la fin de la guerre civile en 1939, un accord s’était fait jour sur la nécessité de renouer les liens fragilisés avec la « modernité » architecturale. Or les discours théoriques et les modèles concrets dont on s’inspirait alors ne suscitaient point l’unanimité. Les sessions préparatoires à Madrid et à Grenade qui précédèrent, en 1952, la rédaction du Manifeste de l’Alhambra (1953), montrent la complexité des enjeux. Une relecture de ce texte se doit de prendre en compte les arrière-pensées de son principal inspirateur, Fernando Chueca Goitia, vis-à-vis de l’architecture « organique » alors en vogue. Conçu dans l’espoir de canaliser les rapports des architectes espagnols avec l’internationalisme de l’après-guerre, le Manifeste s’avère un texte paradoxal qui aide à mieux comprendre la fragmentation de la scène architecturale espagnole au milieu du XXe siècle.