Culture visuelle et pensée architecturale
L’intérêt philosophique pour la « visibilité » - Sichtbarkeit (Fiedler) -, à la fin du XIXe siècle, participe d’une interaction nouvelle entre art, science et technique. Le dessin réunit les arts graphiques comme science du « visible ». Vitruve établit que I’architeeti scientia prend valeur et se r...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/crau, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine
2018
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’intérêt philosophique pour la « visibilité » - Sichtbarkeit (Fiedler) -, à la fin du XIXe siècle, participe d’une interaction nouvelle entre art, science et technique. Le dessin réunit les arts graphiques comme science du « visible ». Vitruve établit que I’architeeti scientia prend valeur et se renforce grâce à la graphidis scientia. Nous étudions le dessin que l’architecte utilise et produit lorsqu’il travaille à s’instruire selon son propre arbitre et ses propres moyens, hors les murs des écoles et des ateliers, au tournant du XIXe au XXe siècle. Charles-Édouard Jeanneret (1887-1965), Paul Tournon (1881-1964) et Jean-Charles Moreux (1889-1956) voyagent pour leur apprentissage. Ils regardent le monde, l’interrogent et travaillent en conscience de leur« étonnement » (Aristote}. À partir de cette attitude heuristique, pour se former, ils notent en dessin. La note est un choix, vers l’essentiel. C’est la marque du plus important. Nous partons de la théorie du µ de Kant, médiation idéeintuition, pour interpréter cet exercice de recherche sensible comme un acte conceptuel d’abstraction. Chaque trait est pensé et pensé comme matérialité. Comment le « dessin de note » procède+ il de la construction de ce que nous appelons, en tant que parti pris, le « regard instruit » (Althusser) de l’architecte ? |
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