La critique architecturale aux États-Unis entre 1930 et 2005
Entre 1930 et 2005, la critique architecturale dans les journaux et les périodiques américains a joué un rôle significatif en attirant l’attention sur la conception de l’environnement construit. Cette forme de critique architecturale « publique » doit être différenciée des écrits postulatifs et des...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/crau, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Entre 1930 et 2005, la critique architecturale dans les journaux et les périodiques américains a joué un rôle significatif en attirant l’attention sur la conception de l’environnement construit. Cette forme de critique architecturale « publique » doit être différenciée des écrits postulatifs et des essais théoriques élaborés pour servir de guide à la création architecturale. La critique architecturale « publique » est généralement plus empirique par nature – elle s’intéresse à des projets qui ont été réalisés. Ses méthodes d’évaluation reposent sur des critères fondés sur des valeurs, des positions et des idées émanant du discours architectural du moment. Toutefois, à la différence de la critique littéraire ou artistique, bien peu de recherches ont été consacrées à l’histoire de cette forme de critique architecturale publique, à son impact ou encore à la construction de ses méthodes d’évaluation. Plus important, les problèmes et les écueils auxquels est confronté cette critique destinée aussi bien au grand public qu’aux lecteurs professionnels, n’ont pas été véritablement traités. Pour cette raison, la critique architecturale publique, qui s’appuie pourtant beaucoup sur l’image que renvoient les bâtiments et les villes, reste une discipline qui a peu réfléchi à sa nature propre. À partir de l’analyse des écrits de certains critiques, tels que Lewis Mumford (le critique d’architecture pour le New Yorker de 1931 à 1963), Ada Louise Huxtable (critique au New York Times dans les années 1960 et au début des années 1970, actuellement au Wall Street Journal), et Herbert Muschamp (le critique d’architecture de la New Republic dans les années 1980 et du New York Times de 1992 à 2004), pour n’en citer que quelques uns, il est possible de déterminer un certain nombre de forces et de faiblesses de ce type de critique, sur plusieurs décennies. Parmi les critères utilisés pour juger les constructions et les réalisations, on trouve par exemple l’aspect fonctionnel, urbanistique, esthétique, culturellement symbolique, ou social. Depuis l’intérêt particulier d’un Mumford pour des critères organiques, fonctionnalistes et urbanistiques jusqu’à la sensibilité d’un Herbert Muschamp plus versé sur une structure psychologiue et phénoménologique, comment apprécier ce qui était satisfaisant et que pouvait-on attendre d’une critique évoluant au même titre que l’architecture elle-même ? La critique architecturale aurait-elle pu être plus efficace si elle s’était penchée davantage sur ses propres méthodes ? Ce sont des questions et des problématiques auxquels cet article tente de répondre. |
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