La personnalité multiple de l’empereur Marc Aurèle
Pour un stoïcien, l’utilisation de la première personne du singulier a une valeur d’exercice spirituel, notamment dans la pratique de l’examen de conscience le soir (qu’ai-je fait de ma journée ?) et de l’anticipation des événements à venir (que dois-je faire aujourd’hui ?). Dire « je » ou egô en gr...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2020
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| Summary: | Pour un stoïcien, l’utilisation de la première personne du singulier a une valeur d’exercice spirituel, notamment dans la pratique de l’examen de conscience le soir (qu’ai-je fait de ma journée ?) et de l’anticipation des événements à venir (que dois-je faire aujourd’hui ?). Dire « je » ou egô en grec participe de cette systole par quoi le sage se recentre et se recueille en lui-même. Notre étude cherche à montrer également que le « je » renvoie à différentes dimensions de l’homme Marc Aurèle, selon la typologie des quatre personae soutenue par Posidonius selon Cicéron : je suis homme donc un membre de l’espèce humaine, je suis cet homme-ci avec ce corps-ci, je suis le chef de l’Empire romain, je suis les décisions que je prends et assume, pouvait dire et penser Marc Aurèle. |
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