« Amour surnaturel ». Un concept philosophique ?
Une pensée de « l’amour surnaturel » comme celle de Simone Weil peut paraître difficile à recevoir aussi bien pour les philosophes que pour les théologiens en semblant devoir entraîner soit une pure opposition nature / surnaturel, soit au contraire une confusion des deux ordres. Cette difficulté s’é...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2026
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Une pensée de « l’amour surnaturel » comme celle de Simone Weil peut paraître difficile à recevoir aussi bien pour les philosophes que pour les théologiens en semblant devoir entraîner soit une pure opposition nature / surnaturel, soit au contraire une confusion des deux ordres. Cette difficulté s’éclaire d’abord si l’on voit que l’amour surnaturel, supérieur à la nature, ne lui est pourtant opposé que si celle-ci prétend être la seule réalité. Ainsi, si la « plénitude de lʼêtre » se voit, chez Simone Weil, révélée en plénitude par l’amour du Christ, elle s’éprouve aussi dans toute expérience où l’homme se décentre de lui-même en s’ouvrant à l’universel. Dans ce cas en effet, l’homme, qu’il le sache ou non, se rapproche de l’Amour absolu où, à la différence de l’être naturel (où le rapport à l’autre ne coïncide pas avec le rapport à soi) être et amour, substance et relation ne font qu’un. Voilà pourquoi le surnaturel est la clé de lecture du naturel, lequel n’étant pas une nature « pure », a le choix entre se prendre pour l’absolu ou devenir un metaxu – ce qui permet alors d’articuler les trois dimensions de l’amour, eros, philia, agapè, là où on tend à les opposer. |
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