Simone Weil dans la tradition du pur Amour
Lʼamour de Dieu créateur de l’homme et l’amour de l’homme en attente de Dieu, c’est le même amour, qui descend de Dieu jusqu’à nous et remonte jusqu’à Lui. Poser que l’amour divin a traversé l’infinité de l’espace et du temps pour nous rejoindre, ce n’est pas ce qu’il y a de plus difficile. Le probl...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Lʼamour de Dieu créateur de l’homme et l’amour de l’homme en attente de Dieu, c’est le même amour, qui descend de Dieu jusqu’à nous et remonte jusqu’à Lui. Poser que l’amour divin a traversé l’infinité de l’espace et du temps pour nous rejoindre, ce n’est pas ce qu’il y a de plus difficile. Le problème qui préoccupe Simone Weil est celui de la réponse à ce premier mouvement : comment l’amour qui part d’une créature finie peut-il faire le trajet inverse ? C’est toute la question de la création-décréation de la part de Dieu et de la décréation de la part de l’homme. Placés au « point où l’amour est tout juste possible », nous avons à parcourir le chemin le plus long pour atteindre Dieu. Nous nous situons en ce lieu du monde créé qui est le plus mauvais possible. Néanmoins, parmi « toutes les gammes de distance » entre les créatures et Dieu, nous bénéficions d’un privilège : « L’amour qui unit est proportionnel à la distance. » Tel est le point nodal qu’il nous faut trouver. |
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