Maldiney, Cezanne et l’histoire de l’art
Si l’art était, selon Henri Maldiney, la vérité du sentir, la peinture de Cezanne fut très tôt et très durablement la plus manifeste mise en œuvre de cette vérité. Elle fut le phénomène idéal de cette phénoménologie et Maldiney ne cessa pas de montrer comment chez Cezanne la présence sensible du mon...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2025
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Si l’art était, selon Henri Maldiney, la vérité du sentir, la peinture de Cezanne fut très tôt et très durablement la plus manifeste mise en œuvre de cette vérité. Elle fut le phénomène idéal de cette phénoménologie et Maldiney ne cessa pas de montrer comment chez Cezanne la présence sensible du monde ne se laisse jamais recouvrir par les préoccupations de la perception. Mais vers 1950, la rencontre de la peinture de Tal Coat et des théoriciens formalistes allemands du début du siècle (Wilhelm Worringer, Aloïs Riegl et Heinrich Wölfflin) produisit l’évidence d’une différence entre classique et baroque, sur fond de différence optique / haptique, qui remettait en cause une large part de l’œuvre de Cezanne et de l’histoire de l’art. Comment Cezanne pouvait-il être le peintre classique des paysages de l’Estaque et celui des aquarelles ou des dernières Sainte-Victoire ? comment l’art peut-il être art classique et art baroque ? qu’est-ce qu’une forme si elle peut être d’ordre optique ou haptique ? La peinture de Cezanne eut le pouvoir d’inquiéter la pensée de Maldiney et d’exiger une pensée de la forme et de l’art plus mouvementée que ses conclusions les mieux connues. |
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