Essence et manifestation chez Maldiney
Il semble difficile de désigner le concept d’essence au singulier dans l’œuvre d’Henri Maldiney, tant son acception semble avoir évolué. Dans Aîtres de la langue et demeures de la pensée, la notion ouvre davantage à la discussion de l’antériorité aristotélicienne de l’acte sur la puissance qui défin...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2025
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Il semble difficile de désigner le concept d’essence au singulier dans l’œuvre d’Henri Maldiney, tant son acception semble avoir évolué. Dans Aîtres de la langue et demeures de la pensée, la notion ouvre davantage à la discussion de l’antériorité aristotélicienne de l’acte sur la puissance qui définit la prédétermination du possible. Néanmoins, dès cet ouvrage, le concept connaît des usages ambigus et pose la question de son articulation à l’être des phénomènes et à la manifestation. À l’autre bout, dans Ouvrir le rien, l’art nu, l’essence sert finalement à désigner l’entrée en présence de l’œuvre dans son insubstituabilité. Cette signification tout à fait particulière donnée à un concept hérité de la pensée grecque est suffisamment paradoxale pour nous permettre de faire apparaître l’originalité de l’ontologie d’Henri Maldiney : si toute venue à l’être ne se mesure qu’à établir une détermination de l’indétermination selon une loi interne, ce que Maldiney appelle l’essence d’un phénomène se confond-il ultimement avec sa manifestation ? |
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