La prose du monde : le style comme universalité dans la partialité
Malgré l’abandon du projet initial de La prose du monde, le chapitre qui y est consacré au style atteste son importance chez Merleau-Ponty, qui le publia par deux fois, en 1952 et 1960. Il y a là une entrée possible dans la pensée merleau-pontienne du style, qui mérite clarification. Il s’agit d’abo...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/cpuc, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers de philosophie de l’université de Caen
2021
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Malgré l’abandon du projet initial de La prose du monde, le chapitre qui y est consacré au style atteste son importance chez Merleau-Ponty, qui le publia par deux fois, en 1952 et 1960. Il y a là une entrée possible dans la pensée merleau-pontienne du style, qui mérite clarification. Il s’agit d’abord de montrer que, sur le modèle du style propre du peintre, Merleau-Ponty appelle style toute identité de créateur, et que, en tant que telle, cette identité est une modalité d’être-au-monde, est une identité tout au-dehors que le créateur ne peut saisir qu’en la conquérant et la reconnaissant dans le monde, par ses créations. Voilà ce que Merleau-Ponty explicite alors, à partir de Malraux, en conceptualisant le style comme expression primordiale, parole parlante, conquérant sur le sol de mon expérience une signification commune, disponible pour moi comme pour autrui – comme conquête de l’universalité dans et par la partialité, par-delà l’opposition abstraite du subjectif et de l’objectif. |
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