Auguste Comte et Cabanis : une réception dualiste des Rapports ?

Malgré son hostilité au sensationnisme, Auguste Comte a toujours tenu Cabanis pour un auteur essentiel : c’est Cabanis qui le premier a assimilé les phénomènes moraux aux phénomènes cérébraux. Mais au-delà de ce principe, deux autres thèses ont été fondamentales pour Comte : d’une part l’influence d...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/cpuc,
Prif Awdur: Clauzade, Laurent
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Cahiers de philosophie de l’université de Caen 2021
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Malgré son hostilité au sensationnisme, Auguste Comte a toujours tenu Cabanis pour un auteur essentiel : c’est Cabanis qui le premier a assimilé les phénomènes moraux aux phénomènes cérébraux. Mais au-delà de ce principe, deux autres thèses ont été fondamentales pour Comte : d’une part l’influence des impression internes dans la formation des déterminations intellectuelles et morales ; d’autre part la capacité qu’a le cerveau de se mettre en action de manière spontanée. L’essentiel de l’étude sera consacré à la manière dont Comte insère ces deux thèses dans la philosophie positive. Nous montrerons en premier lieu que la lecture comtienne libère le caractère potentiellement anti-condillacien des thèses de Cabanis. Nous verrons ensuite que la conception positiviste du rôle des impressions internes va mener à une conception dualiste des rapports du physique et du moral.