L’engagement dans la philosophie française

L’article prend ici pour objet d’analyse la question de l’engagement dans la philosophie française des accords de Munich à la guerre de Corée. Il s’attache à établir un fait mal connu de l’histoire du concept d’engagement : le rôle joué par l’éthique individuelle et sociale développée par Husserl au...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/cps,
Päätekijä: Gérard, Vincent
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2024
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’article prend ici pour objet d’analyse la question de l’engagement dans la philosophie française des accords de Munich à la guerre de Corée. Il s’attache à établir un fait mal connu de l’histoire du concept d’engagement : le rôle joué par l’éthique individuelle et sociale développée par Husserl au début des années 1920, via sa réception personnaliste, dans la genèse des philosophies de l’engagement sur notre période de référence. Paul-Louis Landsberg fut, avec ses Réflexions sur l’engagement personnel (1937), le principal artisan du renouveau par lequel le personnalisme français, rompant avec la stratégie de la pureté, se constituait en personnalisme de l’engagement. Au début des années 1920, il avait suivi les cours de Husserl à Fribourg, comme il s’en explique dans l’hommage posthume « Husserl et l’idée de la philosophie » (1939). Que retenait-il de Husserl ? Qu’allait-il abandonner ? Avec l’échec du rationalisme transcendantal, le rationalisme était-il parvenu à l’exténuation de son sens et à l’épuisement de ses possibilités ? Les philosophies de l’engagement qui se sont développées dans la France d’après-guerre procèdent pour une bonne part d’une critique du rationalisme husserlien, soit qu’on veuille dépasser le rationalisme – c’est la stratégie du personnalisme –, soit qu’on veuille le refonder sur d’autres bases – non plus comme un rationalisme transcendantal, mais comme un rationalisme engagé.