Une dimension esthétique de la critique

Schiller a été fasciné par la résistance que la beauté oppose à la conceptualisation dans l’esthétique de Kant et l’a associée à une forme de temporalité particulière : l’« arrêt » sur le beau. La thèse que je soutiens est la suivante : le fait que nous nous arrêtions à contempler le beau ouvre pour...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cps,
Autor Principal: del Rosario Acosta López, María
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2022
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Schiller a été fasciné par la résistance que la beauté oppose à la conceptualisation dans l’esthétique de Kant et l’a associée à une forme de temporalité particulière : l’« arrêt » sur le beau. La thèse que je soutiens est la suivante : le fait que nous nous arrêtions à contempler le beau ouvre pour Schiller une dimension critique au sein de l’esthétique, où l’expérience de la beauté résiste à la violence qui caractérise la modernité et en même temps cet arrêt favorise l’apparition d’une perspective esthétique au sein de la critique en inaugurant une temporalité d’un autre type, en dehors de l’ordre causal des événements, dans laquelle il devient possible de « jouer » librement, et donc de manière critique, avec les déterminations historiques du présent.