Feu la mort : deuil, survie, résurrection

Il y a plusieurs manières de penser la mort : en « s’exerçant à mourir », c’est-à-dire en acceptant notre finitude, ou bien en promettant d’« en finir avec la mort », en affirmant une vie plus originaire que l’opposition entre vie et mort. Afin de comprendre quelle conception défend Derrida, l’on in...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/cps,
Autor principal: Rogozinski, Jacob
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2018
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Il y a plusieurs manières de penser la mort : en « s’exerçant à mourir », c’est-à-dire en acceptant notre finitude, ou bien en promettant d’« en finir avec la mort », en affirmant une vie plus originaire que l’opposition entre vie et mort. Afin de comprendre quelle conception défend Derrida, l’on interroge ses analyses portant sur le deuil et la survivance. L’on montre que, pour échapper à la fois à l’aporie de la relève et à celle de la finitude, il a recours à la littérature ; notamment aux écrits de Blanchot qui esquissent le motif d’une « mort sans mort », de la « demeurance » d’un survivant qui resterait en instance de mourir, dans un interminable deuil de soi. De cette expérience auto-bio-thanatographique, se distingue cependant celle d’autres écrivains comme Artaud qui affirment l’entrelacement de la vie et de la mort sous le primat de la vie.