De la circoncision comme philosophème

Dans la quasi-définition hyperbolique qu’en donne Derrida, la circoncision s’effectue toujours sans (mémoire, événement, moi, sujet). Là où, pour Hegel, la négation se nie et l’aliénation s’aliène, le sans vient inciser chirurgicalement la texture même de la langue spéculative, laquelle assure conti...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/cps,
第一著者: Bensussan, Gérard
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2018
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans la quasi-définition hyperbolique qu’en donne Derrida, la circoncision s’effectue toujours sans (mémoire, événement, moi, sujet). Là où, pour Hegel, la négation se nie et l’aliénation s’aliène, le sans vient inciser chirurgicalement la texture même de la langue spéculative, laquelle assure continûment la « reprise dans le concept ». La différance consigne ainsi l’impossibilité de la guérison dialectique et de l’accomplissement salutaire où s’annuleraient le différemment, l’attente, la non-venue. La circoncision nomme donc une coupure, une séparation, un disjointement, dont elle fournit dans l’œuvre de Derrida le philosophème le plus propre.